ADORER

BenoÎt XVI aux JMJ de Cologne :

«  En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère et, ; tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. » ( Mt 2,11)

Chers amis, il ne s’agit pas d’une histoire lointaine, survenue il y a très longtemps. Il s’agit d’une présence. Ici, dans la sainte hostie, il est devant nous et au milieu de  nous.

Comme en ce temps-là, il se voile mystérieusement dans le silence sacré et, comme en ce temps-là, se dévoile précisément le vrai visage de Dieu. Il s’est fait pour nous le grain de blé tombé en terre, qui meurt et qui porte du fruit jusqu’à la fin du monde.

Il est présent comme en ce temps-là à Bethléem. Il nous invite au pèlerinage intérioeur qui s’appelle adoration.

Mettons-nous  maintenant en route pour ce pèlerinage de l’esprit et demandons-lui de nous guider. »

 

Jean-Paul II en 1980 à la basilique du Sacré-Cœur

de Montmartre :

« Dans la Sainte Eucharistie, nous communions au Christ lui-même, unique prêtre et unique hostie, qui nous entraîne dans le mouvement de son offrande et de son adoration. Lui, qui est la source de toutes grâces. Dans la Sainte Eucharistie – c’est aussi le sens de l’Adoration perpétuelle-, nous entrons dans ce mouvement de l’Amour d’où découle tout progrès intérieur et toute efficacité apostolique : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12,32)

 

Benoît XVI, Angélus 10 juin 2007 :

« Il existe un lien intrinsèque entre la célébration eucharistique et l’adoration. En effet, la Messe est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Eglise : « Personne ne mange cette chair, écrit St Augustin, s’il ne l’a d’abord adorée. »

L’adoration en-dehors de la messe prolonge et intensifie ce qui s’est produit lors de la célébration liturgique et permet un accueil véritable et profond du Christ…

Dans la vie d’aujourd’hui, souvent bruyante et chaotique, il est plus important que jamais de retrouver la capacité de silence intérieur et de recueillement : l’adoration eucharistique permet de le faire, non seulement autour du « moi », mais ne compagnie de ce « Toi » plein d’amour qui est Jésus-Christ, « le Dieu qui nous est proche ».

Que la Vierge Marie, Femme eucharistique, nous introduise dans le secret de la véritable adoration. Son cœur, humble et simple, était toujours recueilli autour du mystère de Jésus, dans lequel elle adorait la présence de Dieu et de son amour rédempteur. »

 

Le Curé d’Ars :

« En sortant de la Table Sainte, nous sommes aussi heureux que les mages s’ils avaient pu emporter l’Enfant Jésus »

« Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d’eau dans l’océan, on ne peut plus les séparer. »

« Au jour du jugement, on verra briller la chair de Notre Seigneur à travers le corps de ceux qui l’auront reçu dignement sur la terre. »

 

 

L'adoration comme préalable à l'évangélisation

L’adoration est à la base de l’évangélisation. Tout simplement parce que Jésus est le premier adorateur et que son Esprit est le principal agent de l’évangélisation.

Il est extrêmement important qu’une paroisse désirant devenir missionnaire mette en place l’adoration, si possible d’une manière perpétuelle 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

 

Pourquoi ?

Comment résister aux dérives du prosélytisme si nous ne recevons pas de Dieu sa manière d’aimer nos frères ? Comment résister à la tentation de l’activisme si nous ne commençons pas par nous mettre à genoux devant Celui qui seul suffit. Adoration et mission se conjuguent et s’équilibrent. Pas d’adoration sans mis- sion car «Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils unique.» Pas de mission sans adoration car

«sans moi vous ne pouvez rien faire».

 

La mise en place de l’adoration est la première initiative d’une paroisse qui veut se lancer dans l’application de la méthode des cellules . On peut regarder utilement le site www.adoperp.com et faire appel aux mission- naires du St Sacrement qui déploient une stratégie efficace pour l’instauration de l’adoration. Tellement ont essayé et n’ont pas duré !

 

Le premier effet d’une telle initiative, à en croire les «pratiquants» est la croissance de la charité fraternelle dans la paroisse, la croissance de l’esprit de communion. Est-ce si étonnant que cela ? N’est-ce pas autour de Jésus que la diversité des apôtres a pu s’unifier au service de la mission ? Que de raisons de les voir se divi- ser, s’opposer, se jalouser, s’éliminer… Il fallait Jésus lui-même pour en faire un seul corps, son corps. C’est l’adoration de son corps livré qui nous unit et nous pousse à servir.

 

Nous devinons combien une telle option peut rencontrer de résistances dans le contexte d’aujourd’hui. Pour- tant il ne faut pas hésiter à proposer notamment l’adoration nocturne. Notre temps demande des actes forts qui remobilisent la foi et l’espérance des catholiques. Engager une communauté chrétienne dans l’adoration nuit et jour est un message clair du curé qui veut emmener sa communauté sur des chemins qui demandent foi et audace.

 

Il y a des gestes qui sont des ruptures avec l’esprit de paralysie et de peur, il y a des actes qui paraissent quelque peu fou et qui sont des signaux que perçoivent les chrétiens qui veulent servir, du fond de leur cœur, leur Seigneur. On libère alors en eux un potentiel d’amour et d’énergie qui ne demandait qu’à servir. On les plonge tout de suite dans une autre atmosphère, celle des disciples qui ne regardent plus en arrière et sont prêts aux grands témoignages qui seuls peuvent ouvrir le cœur de nos contemporains. Tel un curé de paroisse qui, en 2004 a lancé l’adoration perpétuelle et qui pour réveiller les siens a assuré lui-même l’adoration de 24 h à 6 h du matin plusieurs nuits par semaine avec … son sac de couchage !!

TÉMOIGNAGES

 «Depuis 10 ans, chaque semaine, régulièrement je viens à l’adoration eucharistique pendant une heure. E n effet depuis 10 ans je suis engagée dans les cellules paroissiales d’évangélisation, et pour évangéliser, c’est-à-dire, pour témoigner de l’amour du Seigneur pour nous, eh bien, il faut d’abord le rencontrer en profondeur. Et pour moi, l’adoration, surtout après la messe, c’est un moment merveilleux où vraiment on reste là , cœur à cœur avec le Seigneur. Et on le voit dans sa résurrection , puisqu’il est là présent devant nous, mais en même temps, il est dans son humilité et alors ça me rappelle toujours ce chant : «Tu es là présent livré pour nous, Toi le tout petit le serviteur, Toi le tout puissant humblement tu t’abaisses, tu fais ta demeure en nous Seigneur.»
C’est vraiment très émouvant parce que le Seigneur est là, à la fois Dieu et homme, mais il est près de nous, vraiment cœur à cœur avec nous, et mon désir, c’est d’être le plus possible en union avec lui dans l’amour, puisqu’il n’est qu’Amour.» 
Renée.