Des textes pour réfléchir....

JOLI MOIS DE MAI

 

Oh joli mois de mai tout de printemps vêtu, nous t’avons tous impatiemment attendu !
Il est vrai que des affres de l’hiver il reste encore la trace mais incontestablement ne dit-on pas: « En mai, fais ce qu’il te plaît ».
Tout d’abord nous nous réjouissons de l’arrivée de multiples fêtes échelonnées tout au long de ce mois particulier. La première à pointer son nez est bien sûr celle du 1er mai, fête du travail et fête du muguet.
Les belles clochettes blanches recouvertes de rosée matinale donnent une impression de fraîcheur et de pureté ; leur senteur puissante mais subtile nous enivre littéralement. Dans notre forêt toute proche de la Hardt,  on peut découvrir des coins où le renouveau de la nature est omniprésent.
Le brin de muguet traditionnel offert ce jour- là apportera les vœux de bonheur et de santé à l’élu (e) de son coeur.

Puis nous accueillerons d’autres évènements, et non des moindres : la fête de l’armistice du 8 mai où chorales et musiciens seront sollicités. Puis se profilent à l’horizon « la petite ou première des communions » de nos enfants et petits enfants rejoignant notre  belle communauté de paroisses.
Les occasions de se rencontrer et de se réunir ne manquent donc pas. L’envie de redécouvrir et de renaître tout simplement nous habite.

Le mois de mai est également nommé « mois marial ». Il est entièrement dédié à Marie. La pratique est ancienne ; la coutume remonte à la fin du XVI ème siècle.
Aujourd’hui encore se perpétue la tradition catholique de fêter la Très Sainte Vierge Marie ; une dévotion particulière qui nous permet à nous croyants de lui soumettre nos soucis quotidiens et nos intentions de prière. Des autels richement décorés de fleurs et de lumière sont érigés dans nos églises.
 C’est l’occasion rêvée tout d’abord d’une expérience de silence, dans notre vie moderne et hyper sensibilisée.
Enfant, je me rappelle avoir mis à l’honneur ma statue en plâtre de la Vierge de Lourdes avec un bouquet de fleurs des champs cueilli à cet effet. Mon petit autel se trouvait sur ma commode, éclairé par la lueur d’une bougie. Les beaux cantiques appris par les Sœurs à l’école animaient ma dévotion.
Chaque soir les cloches appelaient les paroissiens pour prier le chapelet  !   Ces rituels nous apportaient la coloration et le ciment nécessaire à notre foi en Jésus et Marie sa Mère.
Maintenant dans notre époque si mouvementée,  il est difficile d’imaginer un retour en arrière. Les plus passéistes d’entre-nous iront jusqu’à se lamenter sur la disparition de cet âge révolu, sachons au contraire tout simplement changer un peu cette donne.
Mai s’offre à nous  pour nous aérer les poumons et le cœur. Espérons que Maître Soleil sera de la partie.
 Doris Rossé