Se réconcilier ? Se confesser ?

Le carême est le temps offert pour nous décider à vivre le sacrement de la réconciliation. 

«Mais Dieu n’est-il pas d’abord un Dieu juste ? Veut-il pardonner?», demandent beaucoup.

Le pape François répond en disant que pour Dieu, sa miséricorde, son désir infini et inlassable de donner la vie est sa manière d’être juste, de rendre juste, de «justifier» quiconque se tourne sincèrement vers lui. «Je suis le Seigneur, le Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour», dit Dieu à Moïse (Ex 34,6).

Comme l’enfant perdu, le Père prodigue veut nous serrer dans ses bras (Luc 15).

« Je pardonnerai leurs fautes, je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » (Jr 31,34). Dieu ne se lasse pas de prononcer la parole qui rend la vie possible, la parole du pardon.

«Mais on ne voit pas quel péché on peut faire», disons-nous.

Sommes-nous bien raisonnables ?

Sans doute aussi avons-nous mille raisons de penser que la vie est difficile et que nous n’y pouvons rien ou même que c’est de la faute des autres...

Mais ne portons-nous pas, quel que soit notre âge, une part de responsabilité dans ce qui arrive... ?

Il n’y a pas que ce que nous faisons, il y a aussi ce que nous ne faisons pas, ce nous disons ou ne disons pas, etc.

L’Eglise a toujours pensé qu’il y avait des péché «légers» et des péchés «graves» qui lèsent gravement la justice et la charité...

Le Christ a dit qu’il est venu pour les malades. Avons-nous besoin de lui. Il veut nous sauver, ouvrir pour nous, avec nous des chemins de vie.

Faut-il pour autant « retourner se confesser » ?

Le Sacrement de la pénitence et de la réconciliation :

Malgré que ce soit difficile, posons-nous sincèrement la question. Non pas «pour revenir en arrière», mais pour goûter aux sources véritables de la paix.


Le diocèse de Strasbourg est peut-être un des seuls au monde qui a généralisé «l’absolution collective».

Bien sûr, et Mgr Joseph Doré dans ses «Orientations pour la pastorale du sacrement de la réconciliation» (2004 !), nous le dit très clairement :

le jeûne, la prière et le partage sont aussi des manières de s’ouvrir à la miséricorde de Dieu et de l’offrir réellement aux autres.

Chacune de nos paroles de bienveillance et chacun de nos gestes de miséricorde sont déjà une merveilleuse étape sur notre chemin vers Pâques, la Pâque du Seigneur à fêter et à offrir au monde.


D’autre part, nous demandons pardon au début de chaque messe, et quand le prêtre dit :

« Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle »,

Il s’agit là d’un pardon réel, source de grâce et de paix pour qui le vit en vérité.


Mais dès le soir de Pâques, le Seigneur a vraiment envoyé ses apôtres prononcer la parole du pardon :

«Allez... ceux à qui vous remettrez les péchés...».

Il nous faut donc retrouver et vivre la forme de la réconciliation personnelle.

L’aveu personnel est une réalité fondamentale en toute relation, le rôle libérateur de la parole aussi. Recevoir l’annonce du pardon après l’aveu de son péché est donc, pour l’Eglise, la vraie manière, sacramentelle, de recevoir le pardon de Dieu... du moins des péchés qui ont gravement lésé notre relation avec lui et avec les autres.

«Mais faut-il alors jeter aux orties tout ce qu’on a fait de bien durant 30 ans» ?

Mais bien évidemment que non.

Nous ne devons pas perdre à nouveau la dimension communautaire de la réconciliation. Nous devons continuer, améliorer nos célébrations communautaires, ensemble accueillir la Parole de Dieu qui nous éclaire, nous reconnaître pécheurs, vivre une démarche de pénitence.

Le prêtre peut prononcer la parole de pardon de la messe (voir plus haut). Mais, poursuit Mgr Doré, « On offrira aux participants qui le désirent la possibilité d’un aveu personnel et d’une absolution individuelle soit au cours de la célébration elle-même comme la tradition en existe dans notre diocèse, soit ultérieurement ».

 

« Des prêtres sont là, à votre disposition, pour vivre cette démarche accomplie et sacramentelle du sacrement de la réconciliation, si vous y êtes décidés en conscience », précise encore le texte.

Avec toute l’Eglise, nous cherchons, non pas à nous aligner sur je ne sais quel diktat marqué de sénilité et d’arriération, mais à retrouver ainsi les sources de la paix et de la joie que nous offre le Christ par le ministère de l’Eglise.

«Durant ce carême » ?

A vous, à chacun de nous d'entendre l'appel.

Voici ce nous propose la communauté de paroisses :

Notre chemin de réconciliation :


Célébrations de la réconciliation :
- le mardi 20 mars à 20 h à St-Léger de Blotzheim
- le vendredi 23 mars à 15 h à Hésingue.
Des célébrations communautaires : ensemble, nous exposons nos vies à la Parole, nous nous reconnaissons pécheurs. A chacun, le pardon est offert soit par la formule commune, soit par l’absolution personnelle. 


Confesssions :
Samedi 17 mars de 15h30 à 18h à l’église de Hégenheim
dimanche 18 mars, de 15h30 à 18h à la Chapelle Notre-Dame du chêne.


Une demi-heure avant toutes les messes en semaine.


Ou sur appel téléphonique.

Téléphonez à un prêtre.
 

 

 P.  J-P

Pour recevoir

le sacrement de la réconciliation :


Célébrations de la réconciliation :
- le vendredi 29 mars à 19h à l'église de Buschwiller.


Célébration communautaire : ensemble, nous exposons nos vies à la Parole, nous nous reconnaissons pécheurs. A chacun, le pardon est offert soit par la formule commune, soit par l’absolution personnelle. 

 


Confesssions :
Le vendredi 29 mars, de 14h à 19h, l'église de Buschwiller est ouverte... Vous pouvez rencontrer un prêtre pour un entretien ou pour la confession.

Samedi 6 avril de 14h à 17h30 à l’église de Hégenheim


dimanche 7 avril, de 14h30 à 18h à la Chapelle Notre-Dame du chêne, à Blotzheim.


Une demi-heure avant toutes les messes en semaine.


Ou sur appel téléphonique :

Téléphonez à un prêtre

ou rendez-vous dans un autre lieu d'Eglise.

«Puisse le carême être vécu intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu»

(Le pape François dans sa Lettre

"Le visage de la miséricorde")

PAS DE FÊTE DE PÂQUES

SANS LE

SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION !

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